Les cris du jour ou l'écrit du jour ? C'est peut-être le texte de la semaine (et pourquoi pas de l'année ?!!!!)
directement sorti de mon inspiration poétique, où chacun est libre de traverser la frontière entre fiction et réalité...
Bonnes lectures !

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lundi 29 avril 2024

Les murmures de la forêt

Ravi de partager avec vous cette nouvelle histoire !

Pierre s’apprête à passer quelques jours dans une cabane en montagne. Il espère profiter du calme des lieux, mais sa tranquillité ne va pas durer.

Des murmures dans la forêt, des disparitions, des souvenirs qui s’effacent... et un groupe d’amis qui se bat pour éviter le pire. Arriveront-ils à leurs fins ?

La peur et le désir montent au fil des pages illustrées par Maud Morel. Une aventure à lire à partir de 14 ans, pour des lectrices et lecteurs amateurs de suspens qui ne craignent pas de passer de la lumière aux lieux les plus sombres.

Pour plus d’informations ou pour passer commande (60 pages, 10€ + frais de port) contactez Benoît Houssier au 06 64 97 94 84 / energieplume@gmail.com / www.energie-plume.fr

ou Maud Morel : maudmorel@kartaline.fr / www.kartaline.fr

Disponible aussi sur commande chez votre libraire préféré ou sur le site de Books on Demand https://librairie.bod.fr/les-murmures-de-la-foret-benoit-houssier-9782322536771

 


 

vendredi 28 juillet 2023

Pulsions textuelles

Heureux de vous présenter Pulsions textuelles, un recueil de nouvelles qui rassemble six histoires de personnages au destin singulier.

Au cours de ces vies, il est question de maltraitance, de violences faites aux femmes, d’écologie… avec parfois un grain de folie.

L’ouvrage est disponible sur commande chez votre libraire préféré et en ligne (90 pages, 7€ + frais de port)

Plus d’infos sur le site de Books on Demand.

 


jeudi 30 janvier 2020

Ainsi soit-elle

Ce n’est pas la ponctualité qui l’étouffe. Pourtant quand il s’agit de passer à table, elle est toujours en pole position. C’est une vraie midinette. Au boulot, elle veut toujours être la première à la cantine. Comme si elle voulait se placer au pied de la scène au concert de son chanteur préféré, elle a ça dans le sang. Dès le matin, Samantha se prépare. Elle choisit sa tenue et se maquille avec soin. Elle maîtrise son personnage. Elle fait partie de ces chargés de com qui plaisent autant au boss qu’aux secrétaires. Toujours un bon mot et prête à rendre service, elle passe dire bonjour à chacun en arrivant au bureau. À la pause café, elle apporte souvent un petit quelque chose à partager, galette par-ci, croissants par-là. Sa générosité naturelle encourage ses collègues à lui être agréables. Pour lui faire plaisir, ils la laissent par exemple s’installer la première à table. Tous les midis, elle choisit de préférence les légumes. Mais depuis quelques temps, elle a des envies de changement de régime : les endives ne l’attirent plus, les navets non plus. Elle ne va pas se raconter de salades, elle qui a toujours refusé de manger de la viande, elle s’en paierait bien une tranche !

Ce jour-là, un air de changement souffle sur la cantine. Un homme sandwich a été embauché pour faire la promotion de nouveaux produits de l’entreprise - des coupes faims. Ignorant les habitudes de la maison, il grille la place de Samantha. Elle manque de le mordre mais fait mine de l’ignorer. Cette réaction pique la curiosité de l’opportun, comme une mise en bouche. Cependant ce premier contact fait l’effet d’une soupe froide à Samantha. Les jours suivants, elle l’ignore ouvertement mais lui la dévore des yeux. Cela ne l’empêche pas de draguer toutes les employées. L’homme est friand de conquêtes. Malheureusement il ne s’aperçoit pas que la réciproque n’est pas vraie. Au contraire, les femmes qu’il tente de séduire se passeraient bien de ses avances. « Si au moins il était appétissant ! confie à Samantha une de ses collègues, mais on dirait un flan ! Même s’il avait le pouvoir de m’offrir une meilleure place, je resterais de glace ». Une autre ajoute : « Il me dégoute ! J’en ferais bien de la chair à pâté ». Hélas, le type insiste et harcèle même une secrétaire en particulier, moins combative que les autres.

Un soir, Samantha le surprend dans le parking souterrain en train d’essayer d’embrasser la jeune femme qui n’arrive pas à se dégager. Samantha libère sa collègue et remet le mufle à sa place. Il s’excuse, prêt à lui manger dans la main. « Elle doit être jalouse », pense-t-il, sûr de ses charmes. Samantha décide de profiter de la situation. Pendant que sa collègue file se remettre de ses émotions, la jeune femme gronde l’agresseur qui la regarde encore plus que d’habitude avec des yeux de merlan frit. « Vous savez que c’est très mal ce que vous faites ! le gourmande-t-elle. Il va falloir vous faire pardonner ! »

Le type fond complètement. Tout ce temps passé à tourner autour de toutes ces femmes, et la vie lui sert enfin sur un plateau la seule qui le met vraiment en appétit. Elle va passer à la casserole, pense-t-il. Il l’invite dans sa voiture où la promiscuité de l’habitacle les rapproche. Elle le laisse mijoter un peu tandis qu’il tente quelques baisers salés. Quand elle le sent à point, elle fait mine de bouillir et bientôt ils goûtent la peau l’un de l’autre. Finalement, ils font copieusement l’amour, mais quand il est rassasié, elle lui tord le cou ! Le craquement lui rappelle quand sa grand-mère tuait les lapins à la ferme. Ce souvenir ne l’arrête pas, elle a une faim de loup et n’en fait qu’une bouchée. Croisant peu après son regard dans le rétroviseur, Samantha passe machinalement sa main sur son visage couvert de sang. « Houlala, pense-telle, j’ai mangé trop vite. C’est toujours comme ça avec les en-cas, on se laisse vite aller à la fast-food mania. Enfin, moi qui n’aimais pas la viande, j’aurais pu déguster davantage. Quoique, je risquerais peut-être d’y prendre goût ! » conclut-elle en rognant des petits os entre lesquels il reste encore un peu à grignoter.



Nouvelle proposée au magazine La grenouille à grande bouche pour la thématique "Midinette et homme sandwich" (recalé... pas assez vegan sans doute ;-)

mercredi 13 décembre 2017

Une idée cadeau pour les fêtes ?

Amateurs d'histoires, découvrez le recueil de nouvelles : EMPREINTES.
Au fil de voyages imaginaires, rencontrez des personnages attachants...

ou repoussants ! Des histoires parfois surprenantes, quelquefois teintées d'humour noir... 140 pages d'évasion vous attendent chez votre libraire.

Empreintes est également disponible en e-book, et sur commande via internet sur le site BooksOnDemand (et autres FNAC et Amazon... si vraiment vous ne pouvez pas vous déplacer en librairie).

Découvrez des extraits sur la page facebook

 https://www.facebook.com/energiedelaplume/


 













mardi 15 mars 2016

Décollage

Cliquez ici pour lire cette nouvelle !


Nouvelle présentée au concours organisé par l’association Festivals en Pays de Haute Sarthe dans le cadre des rencontres 2016 Sciences et Fictions « BienVenus sur Mars » ayant pour thème "Transhumances - migrations du futur". Bravo aux lauréats !


mardi 8 avril 2014

Racines

Je m’appelle Nirré. J’ai quatre-vingt-trois ans, pas si vieux pour un individu de mon espèce. Je suis né sur les pentes abruptes de la cordillère des Andes, au sud du Chili, là où la montagne épouse l’océan. J’ai déroulé mon enfance au bord d’un fjord patagon au relief couvert de brume, légère écume oubliée par le ressac, accrochée aux branches de la luxuriante forêt qui m’a vu naitre. Jusqu’à vingt ans j’ai vécu au fil des saisons. Chaque année je me laissais bercer par les histoires que m’apportait le vent l’été. Je m’habillais de velours chatoyants l’automne. Je m’endormais couvert de neige l’hiver. Au printemps, je ne me lassais pas d’être inondé de pluies fraiches, puis séché par les doux rayons de soleil traversant les feuillages tendres. Cela aurait pu continuer ainsi jusqu’à ma mort sans que j’en souffre jamais. Mais un jour, j’ai découvert que je pouvais voyager. Depuis, je n’ai plus cessé !

… l’extraordinaire épopée d’un jeune homme au destin hors du commun. Sylvio va rencontrer des êtres exceptionnels au cours d’un voyage initiatique dans un monde bouleversé et vivre des aventures dont il sortira définitivement transformé…
 
Pour lire la suite, cliquez ici !


Cette nouvelle étant une fiction, toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existé ne serait que fortuite et pure coïncidence. Par ailleurs, certaines scènes pourraient heurter la sensibilité de certains lecteurs. Ces précisions apportées, espérons que la lecture de cette histoire vous sera agréable. 

mercredi 30 octobre 2013

Mutations

La voiture roulait gentiment sur les routes sinueuses de Corse. Nathan conduisait toujours prudemment et aimait conduire lentement quand il était en vacances. Sonia, sa femme, dans une demi-somnolence contemplait silencieusement les rochers rouges qui plongeaient dans la mer scintillante aux reflets turquoise. Anatole et Maya leurs enfants dormaient sur la banquette arrière. Nathan apercevait parfois dans le rétroviseur la tête de Maya passer d’un côté à l’autre des appuis-tête du rehausseur. Il ne voyait pas Anatole assis juste derrière lui mais sentait dans son dos ses pieds appuyés contre son dossier. Il se souvenait de leur premier voyage avec Anatole il y a huit ans. Encore bébé il était allongé dans la nacelle de son landau sur le siège arrière et babillait à chaque virage. Maya était arrivée quatre ans plus tard et Nathan souriait en repensant à la fête qu’avait réservé Anatole à sa petite sœur en la voyant arriver à la maison. C’était un jour comme celui-ci pensa-t-il où l’existence flirte avec un bonheur absolu. Il salivait en pensant à la baignade qu’ils allaient s’offrir dans quelques instants dans cette petite crique que lui avait recommandée le gérant du camping. « Vous verrez, il n’y a pas grand monde et c’est idéal pour les enfants » lui avait-il précisé. « Nous ne devons plus être loin maintenant et Maya aura eu un temps de sieste suffisant pour être en forme et profiter de la baignade » pensa-t-il. Soudain il entendit un pneu éclater et sentit qu’il perdait le contrôle de la voiture.

... une sombre nouvelle qui met en scène le changement de vie d'un homme peut-être pas aussi normal qu'il en a l'air...

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Cette nouvelle étant une fiction, toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existé ne serait que fortuite et pure coïncidence. Par ailleurs, certaines scènes pourraient heurter la sensibilité de certains lecteurs. Ces précisions apportées, espérons que la lecture de cette histoire vous sera agréable.

mardi 15 octobre 2013

Chassez le naturel…

Le train roulait depuis une heure et demie déjà et égrainait son catac-catac comme le mécanisme d’une vieille machine à remonter le temps. La pluie battait les vitres et Marco s’ennuyait ferme. « Même pas moyen de rêvasser devant le paysage qui défile. On n’y voit rien. Et rarement vu un train aussi vide » remarqua-t-il. Il n’avait d’ailleurs vu personne monter ni descendre à la gare. Encore sept longues heures à poireauter avant de fouler à nouveau la terre de ses ancêtres, comme on dit. Si seulement il pouvait s’endormir et ne se réveiller qu’au terminus. Il s’en serait bien passé de retourner voir sa famille mais son père avait insisté pour qu’il assiste aux obsèques de sa grand-mère. « Jamais pu l’encaisser cette vieille peau ! » lui avait-il rétorqué. « Tu lui dois bien ça, après tout c’est quand même elle qui s’est occupée de toi quand ta mère s’est barrée, non ? ». Cet argument ne l’avait pas convaincu mais si son père insistait tant c’est que ça lui importait. Et comme il l’aimait bien son vieux, il avait accepté de se taper neuf heures de trajet pour le soutenir. Et puis, après tout, ça lui éviterait de supporter que l’autre casse-pieds ne vienne taper à sa porte. Il venait de la quitter la veille et n’avait aucune envie qu’elle débarque à l’improviste et vienne lui chialer sur l’épaule. « Les martyres ça va un temps ! Mais je l’ai pas jetée pour qu’elle revienne m’emmerder tous les quatre matins » tonna-t-il à voix haute, sans gêne aucune, seul dans le wagon.


...une petite nouvelle où la réalité morne d'un pauvre type pourrait basculer à la faveur d'une sorte d'illumination...

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Cette nouvelle étant une fiction, toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existé ne serait que fortuite et pure coïncidence. Par ailleurs, certaines scènes pourraient heurter la sensibilité de certains lecteurs. Ces précisions apportées, espérons que la lecture de cette histoire vous sera agréable. 

samedi 31 août 2013

A fleur de peau

Un affreux goût métallique envahissait sa gorge pâteuse. Elle avait du mal à respirer et sentait quelque chose enfoncé dans sa bouche. Elle se sentait groggy, l’impression d’avoir été droguée peut-être. Elle perçut qu’elle était allongée sur le côté, sur un sol dur et humide. Elle avait froid. Essayer de bouger était inutile, ses chevilles et ses poignets étaient ligotés. Elle n’osait pas ouvrir les yeux de peur de voir où elle se trouvait, de constater dans quel état elle était… mais quand elle y parvint enfin, elle se rendit compte que sa vue était trouble. Lorsqu’elle réussit à faire la mise au point au bout de quelques instants, elle réalisa que sa tête était emballée dans un sac de toile. Un léger bruit de gouttes résonnait dans la pièce. Elle achevait de rassembler ses esprits lorsqu’elle entendit près d’elle une autre respiration que la sienne. Une main ferme lui saisit le bras avec douceur et elle se mit à hurler. Mais seul l’écho de son cri, étouffé par le bâillon, se perdit dans son corps. Une voix grave, transformée de façon ridicule par une sorte de synthétiseur lui annonça qu’elle serait bientôt libérée.

... une nouvelle sombre, très sombre ! âmes sensibles passez votre chemin ou armez-vous de votre 2e degré le plus affuté !

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Cette nouvelle étant une fiction, toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existé ne serait que fortuite et pure coïncidence. Par ailleurs, certaines scènes pourraient heurter la sensibilité de certains lecteurs. Ces précisions apportées, espérons que la lecture de cette histoire vous sera agréable.