Aucune photo jaunie ne peut raconter cette manie que tu avais de touiller ton café alors que jamais tu ne le sucrais
Aucune photo jaunie ne saurait chanter cette mélodie
« Elles se font toutes couper les ch’veux, parce que c’est la mode et c’est tant mieux »
À l’époque où tu chantais, aucun portable ne filmait
Mais si youtube avait existé, tes yodles auraient été un succès
Aucune photo jaunie ne mesure les kilomètres que tu parcourais à pas comptés comme des années égrenées au fil du temps arrêté
Aucune photo jaunie, Pépé, pour rappeler tes séances de gym et de yoga matinal
Aucune photo jaunie mais un cœur d’or, toujours là, comme une escale
Atelier d’écriture, Saint-Georges-les-Bains, jeudi 8 décembre 2016
où j'avais proposé d’écrire à partir d’une couleur associée à un souvenir.
Les cris du jour ou l'écrit du jour ? C'est peut-être le texte de la semaine (et pourquoi pas de l'année ?!!!!)
directement sorti de mon inspiration poétique, où chacun est libre de traverser la frontière entre fiction et réalité...
Bonnes lectures !
jeudi 8 décembre 2016
mercredi 7 décembre 2016
Souvenir monochrome
C’était une famille d’un instant
Des pas
glissants dans les feuilles rousses
Des notes
chaudes et douces
Sur des
collines de thym chantant
Un chœur tapis
portait une voix offerte au paysage
Et le soir
quelques noix, des terrines et des jeux sans âges
C’était
une famille d’un instant
Cousue de
traditions d’Italie, de Géorgie et d’Ukraine
Les voix s’unissaient
en un souffle
Résonnant comme
une nef
C’était
une famille d’un instant
Dont le
parfum reste
Une éternité
Bref
Atelier d’écriture, Crest, mercredi 7
décembre 2016
où j'avais proposé d’écrire à partir d’une couleur
associée à un souvenir.
lundi 5 décembre 2016
Écrire un arbre
Arbre
Arbre mon frère
Vieille branche
Attrape-moi par la manche
Enracine-moi près de toi
Dévoile-moi ce que tu caches sous ton écorce
Laisse-moi goûter ta sève
Laisse-moi écouter ta force
Sentir ton histoire
Parcourir tes cernes
Remonter le temps
Te retrouver plantule
Frêle tige ornée d’hélices vert tendre
Prêt à décoller
Au pied des géants
Tu t’arc-boutes au moindre coup de vent
Par chance des rayons te parviennent
Perçant les frondaisons
Alors tu te dresses
Inspire
Expire
Tu photosynthétises à tour de branches
Hier un chevreuil a mangé ton petit frère
Et tout à l’heure tu as vu ton voisin déterré par le groin d’un sanglier
Vaille que vaille toi tu pousses
Tu prends ton temps
Un bourgeon par-ci
Une nouvelle tige par-là
Et ta peau s’épaissie
Tu t’endurcis
Pour te couper bientôt il faudra une scie
Mais tu pleures
Un grand gaillard comme toi
Allons tu es superbe
Ton feuillage resplendit
Pourquoi ses larmes de sève
Mais si tu te réveilleras après l’hiver
Comme à chaque fois
Et oui promis je vais leur demander
De te garder un peu d’air propre
Pour ton réveil
Atelier d’écriture, Portes-lès-Valence, lundi 5 décembre 2016
où j'avais proposé d’écrire un arbre.
Arbre mon frère
Vieille branche
Attrape-moi par la manche
Enracine-moi près de toi
Dévoile-moi ce que tu caches sous ton écorce
Laisse-moi goûter ta sève
Laisse-moi écouter ta force
Sentir ton histoire
Parcourir tes cernes
Remonter le temps
Te retrouver plantule
Frêle tige ornée d’hélices vert tendre
Prêt à décoller
Au pied des géants
Tu t’arc-boutes au moindre coup de vent
Par chance des rayons te parviennent
Perçant les frondaisons
Alors tu te dresses
Inspire
Expire
Tu photosynthétises à tour de branches
Hier un chevreuil a mangé ton petit frère
Et tout à l’heure tu as vu ton voisin déterré par le groin d’un sanglier
Vaille que vaille toi tu pousses
Tu prends ton temps
Un bourgeon par-ci
Une nouvelle tige par-là
Et ta peau s’épaissie
Tu t’endurcis
Pour te couper bientôt il faudra une scie
Mais tu pleures
Un grand gaillard comme toi
Allons tu es superbe
Ton feuillage resplendit
Pourquoi ses larmes de sève
Mais si tu te réveilleras après l’hiver
Comme à chaque fois
Et oui promis je vais leur demander
De te garder un peu d’air propre
Pour ton réveil
Atelier d’écriture, Portes-lès-Valence, lundi 5 décembre 2016
où j'avais proposé d’écrire un arbre.
samedi 3 décembre 2016
Voyage entre soi et le monde
Avis aux amoureux de la plume et du voyage !
Ne manquez pas le stage d'écriture,
samedi 3 et dimanche 4 décembre,
à la MJC de
Portes-lès-Valence.
Au cours d'explorations intérieures et extérieures, consacrées à
écrire dehors, dedans, sur soi et ce qui nous entoure... ce stage nous permettra d'aboutir à un carnet de voyage de ces
deux jours de balade au fil des mots.
Ambiance conviviale comme d'habitude, saupoudrée d'émotions, dans
un esprit ludique et toujours poétique !
De 10h à 17h - Possibilité de pique-niquer sur place.
60€ par personne pour les 2 jours.
60€ par personne pour les 2 jours.
Renseignements et inscriptions : 04 75 57 00 96
ou par mail : accueil@mjc26800portes.org
Au plaisir de partager avec vous cette expérience !
Souvent, un son entendu ici, un parfum
croisé là, une image rencontrée au hasard, nous replongent
dans un souvenir lointain.
Et si ce souvenir nous transportait, maintenant, dans un futur proche ?
Et si ce souvenir nous transportait, maintenant, dans un futur proche ?
Une exploration intérieure en écho à ce qui nous
entoure.
Un parcours alentour qui résonne avec ce que l'on porte à l'intérieur de soi. L'écriture comme un pont entre soi et les autres. Entre soi et le monde.
Un parcours alentour qui résonne avec ce que l'on porte à l'intérieur de soi. L'écriture comme un pont entre soi et les autres. Entre soi et le monde.
jeudi 24 novembre 2016
Portrait d’un sens
Que serais-je sans vous ?
Si ma vie s’arrêtait à des couleurs
Des textures des saveurs
Elle serait riche déjà
Mais sans ces vibrations
Sans ces sons
Sans ces chants
Sans ces mots susurrés
Que serais-je sans ces histoires entendues ?
Sans ces accents qui m’ont bercé
Ces chaises de bois qui couinaient chez Mémé
Mon enfance aurait-elle eu le même relief sans les roucoulades des poules
Sans la musique du marchand de glaces
Sans les Platters crépitant sur le tourne-disque de mes parents
Que serais-je sans mes oreilles ?
Si je ne les avais pas
Comment apprécier le glissé des archets
Comment vibrer aux sons des cors et du trombone si chauds
Mon cœur serait-il aussi plein
Ma vie serait bien vide sans vous
Les noix ont-elles le même goût si elles ne craquent pas ?
Atelier d’écriture, Saint-Georges-les-Bains, jeudi 24 novembre 2016
où j'avais proposé de rédiger le portrait d’un sens.
Si ma vie s’arrêtait à des couleurs
Des textures des saveurs
Elle serait riche déjà
Mais sans ces vibrations
Sans ces sons
Sans ces chants
Sans ces mots susurrés
Que serais-je sans ces histoires entendues ?
Sans ces accents qui m’ont bercé
Ces chaises de bois qui couinaient chez Mémé
Mon enfance aurait-elle eu le même relief sans les roucoulades des poules
Sans la musique du marchand de glaces
Sans les Platters crépitant sur le tourne-disque de mes parents
Que serais-je sans mes oreilles ?
Si je ne les avais pas
Comment apprécier le glissé des archets
Comment vibrer aux sons des cors et du trombone si chauds
Mon cœur serait-il aussi plein
Ma vie serait bien vide sans vous
Les noix ont-elles le même goût si elles ne craquent pas ?
Atelier d’écriture, Saint-Georges-les-Bains, jeudi 24 novembre 2016
où j'avais proposé de rédiger le portrait d’un sens.
jeudi 10 novembre 2016
Faire corps
Silhouettes sauvages et majestueuses
cuirassés gris vrombissants sourdement
comme une tempête au fond d’un gouffre
Vos pieds lourds caressent la savane
vous dépoussiérez les herbes hautes
de vos oreilles volantes
Ô peuple intelligent sage et paisible
Vous pouvez entrer dans des colères effrayantes
et face au danger
lancer l’alerte
de grand coups de trompettes
Faire corps
Faire preuve d’esprit de groupe
Mais que sera le monde sans vous
lorsqu'aura sonné l’heure de votre extinction
et que vous aurez été exterminés
par ceux qui vous massacrent
pour voler vos mortelles protections
Atelier d’écriture, Saint-Georges-les-Bains, jeudi 10 novembre 2016
où j'avais proposé de rédiger un portrait métaphorique d'un animal qui nous est proche.
cuirassés gris vrombissants sourdement
comme une tempête au fond d’un gouffre
Vos pieds lourds caressent la savane
vous dépoussiérez les herbes hautes
de vos oreilles volantes
Ô peuple intelligent sage et paisible
Vous pouvez entrer dans des colères effrayantes
et face au danger
lancer l’alerte
de grand coups de trompettes
Faire corps
Faire preuve d’esprit de groupe
Mais que sera le monde sans vous
lorsqu'aura sonné l’heure de votre extinction
et que vous aurez été exterminés
par ceux qui vous massacrent
pour voler vos mortelles protections
Atelier d’écriture, Saint-Georges-les-Bains, jeudi 10 novembre 2016
où j'avais proposé de rédiger un portrait métaphorique d'un animal qui nous est proche.
Devinette #5
Inspirer
Tendre ses muscles
Jouer de ses ressorts
Puis glisser tel un voilier
Porté par la musique du vent
Libérer son corps comme un vol de goélands
Rire des tempêtes
Pleurer comme une mouette
Et plonger en souplesse
Sauter
Tigre papillon sable
Immobile
En rythme
Avec ou sans élan
Reprendre souffle
Répéter le mouvement
Eclore encore
Renaître arbre
Au milieu d’un chant
Atelier d’écriture, Saint-Georges-les-Bains, jeudi 10 novembre 2016
où j'avais proposé de rédiger une devinette au sujet d’un verbe.
Tendre ses muscles
Jouer de ses ressorts
Puis glisser tel un voilier
Porté par la musique du vent
Libérer son corps comme un vol de goélands
Rire des tempêtes
Pleurer comme une mouette
Et plonger en souplesse
Sauter
Tigre papillon sable
Immobile
En rythme
Avec ou sans élan
Reprendre souffle
Répéter le mouvement
Eclore encore
Renaître arbre
Au milieu d’un chant
Atelier d’écriture, Saint-Georges-les-Bains, jeudi 10 novembre 2016
où j'avais proposé de rédiger une devinette au sujet d’un verbe.
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