Yeux clos
je goûte du bout de la pulpe
la chaleur du soleil si vivant
Tel un duvet léger enveloppant
la texture de cette lueur pâle
me protège des eaux glaciales
Du dos de la main
je caresse l’eau plate
plus tiède qu’il ne semble
La fumée âcre
mêlée aux vapeurs marines
vient chatouiller mes narines
Je glisse sur les bois vernis
les cordages me donnent des ampoules
mes pas me mènent sur le pont craquant
Je me hisse dans les voilures
les vents lointains m’apportent des histoires anciennes
Partir
Ah ! le beau mot
son cousin est tout aussi joli
Revenir
Entre les deux
des cailloux plein les poches
des semelles de vent
Entre les deux
des creux et des bosses
des baisers enivrants
Si jamais rien ne dure
c’est pour savourer l’aventure
Texte inspiré du Dernier voyage du Téméraire, de Turner
Les cris du jour ou l'écrit du jour ? C'est peut-être le texte de la semaine (et pourquoi pas de l'année ?!!!!)
directement sorti de mon inspiration poétique, où chacun est libre de traverser la frontière entre fiction et réalité...
Bonnes lectures !
lundi 17 février 2020
samedi 15 février 2020
Selfie
L’attente
La surprise
C’est pas si long
Mais l’apparition est toujours haletante
D’abord un fantôme
Une silhouette dans le brouillard
Un coup de gomme à l’envers
Puis les couleurs se précisent
Les contours s’affirment
Mais le flash a tout cramé
Un polaroïd face au miroir
C’est narcisse qui s’éblouit
mercredi 12 février 2020
Un peu de patience ne quittez pas
Paupières closes
circonvolutions grandes ouvertes
le cœur en alerte
rouge
ça pique dans les entrailles
un hérisson farfouille
quelques aventures passent
les additions défilent
combien manquent à l’appel
les feuilles mortes se ramassent
l’oubli tarde à enfiler son manteau noir
et s’il ne venait pas
l’envie se fait sentir
de se mettre en boule
blotti sous les cendres
laisser passer
peut-être le jour viendra
de tout chambouler
que restera-t-il
une palpitation
un sursaut
l’instant se dilate
tout ce présent
pourtant le silence étouffe
un cri tranche le vide en éclat
la vie s’écaille
flirte avec les anguilles
file entre les ecchymoses
articulations bleuies
avant la poussière
ça tremble entre les étoiles
personne n’écoute
et même si
la source est bouchée
pas tarie
juste entêtée
un peu de patience
ne quittez pas
un peu de patience
ne quittez pas
circonvolutions grandes ouvertes
le cœur en alerte
rouge
ça pique dans les entrailles
un hérisson farfouille
quelques aventures passent
les additions défilent
combien manquent à l’appel
les feuilles mortes se ramassent
l’oubli tarde à enfiler son manteau noir
et s’il ne venait pas
l’envie se fait sentir
de se mettre en boule
blotti sous les cendres
laisser passer
peut-être le jour viendra
de tout chambouler
que restera-t-il
une palpitation
un sursaut
l’instant se dilate
tout ce présent
pourtant le silence étouffe
un cri tranche le vide en éclat
la vie s’écaille
flirte avec les anguilles
file entre les ecchymoses
articulations bleuies
avant la poussière
ça tremble entre les étoiles
personne n’écoute
et même si
la source est bouchée
pas tarie
juste entêtée
un peu de patience
ne quittez pas
un peu de patience
ne quittez pas
mercredi 5 février 2020
HELP
Un grand H tranche le ciel
Un grand E l’accompagne
Un grand L déploie son envergure
Un grand P pousse ses racines profondes
Un grand H tranche le ciel
Dans un éclat de rires
Il happe et souffle tout sur son passage
Happiness dont naissent les joies
Toutes petites elles courent déjà
Grandissent et envahissent l’espace
Sans perdre de temps
Sans rien oublier
Un grand E l’accompagne
Plein comme un œuf
Pourtant il sonne creux
L’écho lui répond
Avant même que ne fusent les questions
C’est l’Ecoute qui débarque
Ear in silence
Sans rien ajouter
Juste un tremplin à idées
Que l’oreille attrape au vol
Pour les semer plus loin
Un grand L déploie son envergure
Un phare rayonnant à l’infini
Rien ne l’arrête
Pas même l’horizon
Sa flamme vacille souvent
Mais jamais ne s’éteint vraiment
Prend garde à toi
L’amour t’attend
Le L de Love flamboie
À tous bouts de champs
Un grand P pousse ses racines profondes
Il plonge au cœur de tout
Inébranlable
Parfois il ploie
Mais ne rompt pas
Le P de Peace
Le P de Paix
Les attaques il connait
Mais il ne renonce jamais
Quatre piliers pour nous aider
Joie écoute amour et paix
Un grand E l’accompagne
Un grand L déploie son envergure
Un grand P pousse ses racines profondes
Un grand H tranche le ciel
Dans un éclat de rires
Il happe et souffle tout sur son passage
Happiness dont naissent les joies
Toutes petites elles courent déjà
Grandissent et envahissent l’espace
Sans perdre de temps
Sans rien oublier
Un grand E l’accompagne
Plein comme un œuf
Pourtant il sonne creux
L’écho lui répond
Avant même que ne fusent les questions
C’est l’Ecoute qui débarque
Ear in silence
Sans rien ajouter
Juste un tremplin à idées
Que l’oreille attrape au vol
Pour les semer plus loin
Un grand L déploie son envergure
Un phare rayonnant à l’infini
Rien ne l’arrête
Pas même l’horizon
Sa flamme vacille souvent
Mais jamais ne s’éteint vraiment
Prend garde à toi
L’amour t’attend
Le L de Love flamboie
À tous bouts de champs
Un grand P pousse ses racines profondes
Il plonge au cœur de tout
Inébranlable
Parfois il ploie
Mais ne rompt pas
Le P de Peace
Le P de Paix
Les attaques il connait
Mais il ne renonce jamais
Quatre piliers pour nous aider
Joie écoute amour et paix
lundi 3 février 2020
L’espace d’un instant
L’espace d’un instant le temps s’efface
il cède la place
trace coté pile
souvenir coté face
tentation
chance
succès
un oubli est si vite arrivé
liés il y a si peu
perdus depuis si longtemps
rancune fugace
pardon acquis
mémoire tenace
le temps offre
laisse passer dans tous les sens
le long des côtes sans se soucier de leur provenance
les voyageurs égarés
il cède la place
trace coté pile
souvenir coté face
tentation
chance
succès
un oubli est si vite arrivé
liés il y a si peu
perdus depuis si longtemps
rancune fugace
pardon acquis
mémoire tenace
le temps offre
laisse passer dans tous les sens
le long des côtes sans se soucier de leur provenance
les voyageurs égarés
À quoi ton âme ressemble-t-elle ?
Ton âme est une ombre
Glissée entre les feuilles du temps
Sans doute ressemble-t-elle
À ces reflets de soi
Un soir au bord d’une route
Un instantané mouvant
Qui oscille entre boue et firmament
Glissée entre les feuilles du temps
Sans doute ressemble-t-elle
À ces reflets de soi
Un soir au bord d’une route
Un instantané mouvant
Qui oscille entre boue et firmament
Réflexion
Une brise chuchote
Ponctuée de ragots de branches
Les feuilles depuis longtemps sont mortes
Tout invite à la nostalgie
La fuite en arrière
Pour éviter de se noyer en avant
Quelques souvenirs émaillent la surface des choses
Zébrures de joies
Pavés de peines
Un pas de plus et le temps s’arrête
L’hésitation colle aux écorces visqueuses
La vie pourrait stopper net
Sur la rive de cet instant
Bientôt les pas retrouveront le chemin
Il restera l’envie
Un aller plus loin
Qui aurait pu être sans retour
Une exploration souterraine
Dont on rapporte des rêves enfouis
Une pêche miraculeuse miracoleuse
Un recul sans faux col
De la mousse et des algues pour archives
C’est fou comme un miroir vaseux peut nous emmener loin
De l’humus plein les poches
Des champignons sous les ongles
Et pourtant la sensation
D’être bien là
Ponctuée de ragots de branches
Les feuilles depuis longtemps sont mortes
Tout invite à la nostalgie
La fuite en arrière
Pour éviter de se noyer en avant
Quelques souvenirs émaillent la surface des choses
Zébrures de joies
Pavés de peines
Un pas de plus et le temps s’arrête
L’hésitation colle aux écorces visqueuses
La vie pourrait stopper net
Sur la rive de cet instant
Bientôt les pas retrouveront le chemin
Il restera l’envie
Un aller plus loin
Qui aurait pu être sans retour
Une exploration souterraine
Dont on rapporte des rêves enfouis
Une pêche miraculeuse miracoleuse
Un recul sans faux col
De la mousse et des algues pour archives
C’est fou comme un miroir vaseux peut nous emmener loin
De l’humus plein les poches
Des champignons sous les ongles
Et pourtant la sensation
D’être bien là
Texte inspiré de Reflection de Peter Doig
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