Les cris du jour ou l'écrit du jour ? C'est peut-être le texte de la semaine (et pourquoi pas de l'année ?!!!!)
directement sorti de mon inspiration poétique, où chacun est libre de traverser la frontière entre fiction et réalité...
Bonnes lectures !

jeudi 6 juin 2013

Textes de voyage

Pendant un an j'ai voyagé avec mon fils et sa maman en Amérique du Sud.
L'occasion de belles rencontres.
L'occasion de prendre encore plus de temps pour écrire aussi !

Retrouvez le récit de nos aventures sur http://surlespasdeslamas.uniterre.com/

Nous avons également rédigé des articles suite à des rencontres avec des porteurs de projets alternatifs : surlespasdeslamas.uniterre.com/PROJETS ALTERNATIFS/

mardi 28 août 2012

Anecdotes mécaniques

Tout commence à Guayaquil un matin de juillet. Je voyage depuis un mois en Amérique du Sud avec ma femme et mon fils de deux ans et nous faisons halte dans la plus grosse ville d’Equateur pour accueillir la sœur de ma femme, la marraine de mon fils, qui vient passer trois semaines de vacances avec nous. Ce matin là, je cherche un concessionnaire Dodge qui voudra bien procéder à la révision de l’imposant pick-up transportant la cabane d’aluminium qui tient lieu désormais de maison à ma petite famille et que nous avons surnommé « Dodgi ». « Dodgi » me conduit je ne sais comment par les rues du quartier voisin de l’aéroport où nous sommes installés, jusqu'à une réceptionniste standardisée qui m’indique un atelier « Chevrolet Express ». Mon espagnol n’est pas terrible mais je comprends quand même ce que les mécanos me répondent. Ils me donnent une adresse ou la révision devrait être possible. C’est à l’autre bout de la ville et comme je ne suis pas encore familier du plan, ni des rues, je m’y rends le lendemain… en suivant consciencieusement un taxi ! Le trajet me semble interminable. Au bout de trois-quarts d’heure d’une lente course poursuite nous parvenons à l’endroit indiqué : un grand concessionnaire Chevrolet ou des types nous répondent sans amabilité que ce n’est pas ici !

... un récit de voyage prétexte à traiter de la valeur de l'amitié...

Pour lire la suite, cliquer ici !



vendredi 11 mai 2012

Mer

Lignes d’eau
Sinuosités de sable
Rehauts de blanc, coquillages concassés, soulignent les crêtes de tes vallées dévalant la marée

A moins que ce ne soit la mer qui remonte tes côtes


Mer                                             3 cormorans
Vagues                                        jouent les croches
Rouleaux                                     sur ta portée marine


La ferme mollesse de tes allées et venues régulières déferle,
me berce
et claque chaque grain de sable sous le poids de ton écume

Amante
Tu m’attires et me repousses
Tu joues avec nos polarités
Aimante
Si j’arrive à toi épuisé
Je te quitte toujours ressourcé

samedi 28 avril 2012

Apaise-moi

Apaise-moi
Couche-moi
Serre-moi dans tes bras
Embrasse-moi
Caresse-moi
Caresse-moi
Emmène-moi
Adoucis-moi
Arrondis mes angles
Calme mes eaux
Fais-moi flotter
Berce-moi
Coule-moi en toi
Berce-moi
Berce-moi
Evadons-nous
Avalons-nous
Envolons-nous
Planons
Devenons oiseaux
Devenons plumes
Devenons feuilles
Vent
Eparpille-moi
Océan
Dissous-moi
Terre
Effrite-moi
Feu
Embrase-moi

Etincelle parmi les étoiles
Ilot vibrant sur l’horizon
Accoste-moi

Accoste-moi

jeudi 26 avril 2012

Avec ou sans G

Poème « équestre » dédicacé au licol sans nom...

Ça galope, ça galope, ça  alope
La nuit s’est arrêtée et ma tête raisonne de ce pas grossier
Ça  alope, ça galope, ça galope
Mon cœur s’emballe à tout rompre et je ne parviens pas à suivre cette cadence infernale
Ça galope, ça  alope, ça galope
J’ai tenté de m’affranchir du joug de mon labeur, de sortir de l’ornière
Mais j’y suis maintenu d’une poigne de fer par ma cavalière
Ça  alope, ça galope, ça  alope
Parviendrai-je à m’en extraire ? à lui faire lâcher la bride ? à desserrer la sous-ventrière qui me serre le bide ?
Ça  alope, ça  alope, ça galope
Je ne me ménage pourtant pas à la tâche
En retour je reçois mépris et coups de cravache
Ça  alope, ça galope, ça  alope
Avec ou sans G ?
Vais-je gérer ou continuer à errer ?
Et si on allait au pas ?
Ce serait plus léger ?

mercredi 25 avril 2012

J’irai moi-même

Le bout du monde dans les bouquins passe encore
Le bout du monde sur un écran ça craint
J’irai moi-même
Mes oreilles n’en croiront pas leurs yeux

Des cochons d’Inde rôtis
Des lamas pas contents
J’irai moi-même
Mes tripes en rient d’avance

Nos yeux éblouis par la puissance des geysers
Nos cœurs chahutés par le panache des baleines
J’irai moi-même
Mes souvenirs en rêvent déjà

Les routes je vous les écrirai
Les rencontres je vous les partagerai
J’irai moi-même
Et je vous emmènerai avec moi

Enrhumé

(un haïku de malade)

Soudain l’air s’emplit d’un épais coton
Mes oreilles ne voient plus qu’un mot sur deux
Emmuré derrière de lourdes portes de bois