Les cris du jour ou l'écrit du jour ? C'est peut-être le texte de la semaine (et pourquoi pas de l'année ?!!!!)
directement sorti de mon inspiration poétique, où chacun est libre de traverser la frontière entre fiction et réalité...
Bonnes lectures !

lundi 24 septembre 2018

jeudi 20 septembre 2018

vendredi 14 septembre 2018

Boumboum

Boumboum
Boumboum 
Où l’as-tu mis 
L’est passé où 
Il est là bien au chaud 
Tintamarre en toi 
Sors-le de sa cage 
Qu’il aille tambouriner dans les parages

Boumboum 
Boumboum 
Mets-le là où 
Il vibrera vibrera 
De tes talons à tes tympans 
Le long de ton corps 
D’un bout à l’autre de tes bras 
Qu’il aille valser avec ses semblables

Boumboum 
Boumboum 
Sens-le palpiter 
Sursauter de joie 
Léger dans le vent 
Petit poids bondissant 
Sur la toile des sentiments 
Qu’il aille fêter la vie avec le monde 

Boumboum 
Boumboum 
Tant que nos âmes danseront 
Tant que nos cœurs batteront 
Tant que nos larmes jailliront 
Tant que nos peaux se couvriront de frissons 
Nous ne nous laisserons pas manger 
Par les petits cochons 


Spéciale dédicace à Laetitia Pata ;-) merci pour l’inspirasson ! et à tous les cœurs de poètes.ses. et autres dansheureu.ses de la vie !

mercredi 12 septembre 2018

Pensées #1

Ton âme est le reflet du monde
Tu pleures sa décadence
Accroche-toi aux ailes du dernier papillon

jeudi 30 août 2018

La lumière est au fond des abysses

Ce midi j'ai saisi qu'il fallait que j'arrête de croire à la paix. Je ne la connaitrai pas de mon vivant car l'homme est une espèce bien trop archaïque.
Pourtant, entre deux stations de métro, les choses semblent si simples :
nous sommes tous tellement banaux et beaux, des airs absents et des regards sombres, d'autres si enjoués… La symphonie humaine jouée sur la partition des rails du quotidien ! Il suffirait de peu.
Hélas, combien de temps devrons nous attendre ?
D'ici là, je vais essayer de faire de mon mieux, pour ceux qui en font autant.
Cessons de courir après des lendemains meilleurs ; continuons, rien que pour ce peu de bon que nous nous apportons au présent.


En attendant, voici un petit triptristyque de rentrée :
"La lumière est au fond des abysses" 



SOLITUDE


La solitude est un plat qui se mange froid
et seul
sans sauce
sans pain
sans ta main dans la mienne
sans une autre voix à écouter
un autre cœur à entendre battre
une autre respiration
un autre regard dans le miroir

Apprenez à lire et vous ne serez plus jamais seul ?
c'est faux
vous serez toujours seul
même en lisant en public
même en mettant de la musique
même dieu est absent quand on est seul
manque de peau
jamais il ne passe prendre un café
ni ne téléphone à l'improviste
c'est comme lorsque vous attendez une réponse
et que vous n'avez pas même un rappel malgré les messages que vous adressez


La solitude se rumine sans personne
car personne n'en veut
pourvu que ce ne soit pas contagieux
la solitude est un gouffre sans fond
quand on se penche au bord
si on glisse
on n'atterrit jamais
et on glisse encore plus facilement si on est seul un pas sur deux
heureux les unijambistes
il n'y a rien au bout de la piste
que du vide
rien de mieux ni au début ni à la fin
c’est la chute
et pendant ce temps les geais ricanent

La solitude commence mal
la solitude continue mal
la solitude finit mal
rien ne peut y remédier
dès le seuil franchi
le couvercle se referme et personne ne vous entend crier


La solitude est un plat qui VOUS mange froid
lentement
sans apprécier votre saveur
la solitude vous bouffe de l'intérieur
sans sel ni beurre
vous digère sans sieste
et vous rote sans bruit

Vous n'étiez déjà qu'un oubli
mais c'est loin d'être fini
un petit bout de vous reste accroché
la solitude a une dent contre vous
et vous mettez un temps infini à ne plus vous souvenir de vous-même
ce sont toujours les meilleurs qui partent en premier
les amis sont partis
les dodos ne reviendront plus
et bientôt les forêts ne repousseront pas non plus
et vous ne parvenez pas à les oublier
le vide résonne de leurs cris
la réminiscence de leurs parfums vous submerge
partez en paix fantômes
ne vous laissez pas séduire par les appétits voraces
qu'ils aillent hanter d'autres espaces vidés ailleurs
qu'ils filent se repaître d'autres mondes perdus
qu'ils laissent ce petit reste de rien du tout disparaitre sereinement
sans eux


///


MANQUE D'AMOUR


J'dois vous avouer un truc
j'manque d'amour
ho ! Vous inquiétez pas c'est pas nouveau
n'allez pas croire que je viens de l'apprendre
mon docteur me dis qu'tout va bien
que j'manque de rien
mais moi j'sais bien qu'y m'manque quequechose
j'manque d'amour
certains perdent sans cesse leurs clés ou ne savent jamais où sont leurs lunettes
moi c'est l'amour que j'égare
j'ai beau retourner là où j'l'ai garé
y est pus !

J'manque d'amour et je m'demande si c'est pas comme ça d'puis l’début
des fois j'ai l'impression que ceux qu'étaient là avant moi l'avaient déjà perdu
mais y m'l'ont pas dit
ou y z'ont oublié
ou y sentait pas bon
enfin
j'manque d'amour
alors que j'ai pourtant jamais eu l'impression d'en manquer
comme si je me réveillais un matin une main en moins
alors qu'elle a toujours été là

D’ailleurs j'en ai toujours eu plein des mains
des mains tendues
des mains de copains
des familières
des familiales
des fraternelles
des cathédrales
alors comment pourrais-je dire que j'manque d'amour
j'sais pas
j'ai le cœur lourd
quequechose dans la poitrine qui m'alourdit le sourire
pendant longtemps ça m'a tiré en arrière
pis un jour une douce voix m'a dit que je pouvais m'envoler
merci maman pour ton encouragement à décoller

Longtemps j'ai cru que l'amour se vivait a deux
ou a plus encore mieux
la famille
le clan
la tribu
de beaux tuteurs pour se laisser pousser
mais comment on fait quand les piliers s'effondrent ?

J'manque d'amour
j'en ai toujours dans les poches
dans mes placards
j'en planque même sous mon lit
mais j'manque d'amour
l'amour se partage bien sûr
mais se vit seul surtout
chacun dans son cœur
le mien est grand
sans prétention il faut bien dix minutes pour aller d'un bout à l'autre en marchant vite
et encore ça dépend s'il est vide ou plein

Parfois il déborde
j'ai d'l'amour à r'vendre
j'sais pas si ça s'voit de dehors
mais dedans
moi j'le sens
c'est tout chaud
et ça palpite comme un sapin de noël couvert de cadeaux
dans ces cas là rien ne traverse
c'est bouché faut faire le tour
le monde est bleu et rose et les gens se déplacent en dansant
c'est tellement plus élégant

Parfois au contraire
mon cœur est vide
il sonne creux
d'un écho de cloche morte
j'manque d'amour
et j’peux en faire le tour sans prendre le temps de dire ouf
ça peut ne durer qu'un instant
mais j'en ai rencontré qui passaient leur vie dans ce rien vide et creux

Moi j'manque d'amour un petit peu tout l'temps
finalement le sentiment d'être comblé ne dure jamais longtemps
j'ai bien des périodes de grâce
et fort heureusement seulement rarement des saisons d'angoisses
mais vous, vous faites comment ?
vous n'avez pas cette impression parfois d'être seul au milieu de tous ?

Si j'étais président
voire dictateur encore mieux
j'imposerais le câlin chaque matin
l'accolade à la cantonade
l'embrassade avant chaque balade
et pour les récalcitrants
j'organiserais des séminaires de bisous dans le cou
le premier qui embrasse sans amour est recalé
avec ça j'devrais être tranquille un moment
et j'arrêterais de vous bassiner avec mon j'manque d'amour

Moralité
votez pour moi
je ne serai pas déçu

Ceci dit ne vous souciez pas trop
je sais qu'on a tous nos p’tits quequechoses qui clochent
je plains ceux qui manquent d'équilibre
ceux a qui il manque une case
ou ceux qui manquent de finesse
mais je sais que je ne suis pas si seul
un ami un jour m'a dit
nous sommes tous des mendiants d'amour

Je réalise que mon propos va peut être résonner comme un appel
mais n'y voyez rien de personnel
j'manque d'amour
mais ce n'est pas que de votre faute
enfin si ces quelques mots vous donnent envie
allez-y
venez
j'aime tellement me lover dans vos bras


///


PEUR DE L'INCONNU


Parfois mes larmes remplissent mes vers à moitié vides
alors le temps d'une rime
je sens mon vers à moitié plein
mais quand la poésie touche à sa fin
je retrouve la peur du bide
la peur de ne rimer à rien
la peur de perdre ceux auxquels je tiens
la peur de lâcher ta main
la peur de ne plus avoir de peau
la peur de ne pas toucher le fond

J’aimerais pourtant
être un aventurier
explorer les confins de l'infini
mais je n'y arrive pas sans vous les copains
seul
ma voix se perd
les mots m'entourent
ils ne m'abandonnent pas
mais me manquent leurs bras
je suis un navigateur solitaire
perdu dans une immensité de sentiments
balloté par des vagues d'émotions
je cherche pied dans cet océan
sans oiseaux pour m'indiquer la terre
je pourrais me noyer
me laisser submerger
mais quelque chose me retient
j'ai peur de manquer d'air

Pourtant
chaque fois que je plonge dans ces sombres abysses
je reviens couvert de lumière
mes filets remplis de trésors
conquérant arrivé à bon port
je crois avoir gagné sur le sort
comme si plus rien n'était à craindre demain
persuadé d'être protégé par le mot fin
mais d'autres terres m'appellent
c'est une quête sans fin
une conquête en chasse une autre
à peine arrivé
le navire largue déjà les amarres
sans repos
pour aller retrouver le vent
gaver mes oreilles d'embruns
ravir mes yeux d'écume
tanner mes mains du sel de la vie
les cales prêtes à récolter toutes les histoires du monde
ne faire escale que pour partager quelques heures de cœurs a cœurs
et enfin pousser ce cri
terre me voici
terre merci

jeudi 12 juillet 2018

Des petites histoires pour l'été

Vous n'avez pas encore choisi votre livre pour les vacances ?
Plongez dans Empreintes, un recueil d'histoires courtes à lire au fil de l'été...
Vous pouvez vous le procurer en cliquant sur le lien ci-dessous ou en passant commande chez votre libraire préféré !


lundi 9 juillet 2018

Rêver encore

Les inscriptions sont ouvertes pour le stage d’écritures - Rêver encore
Une invitation à naviguer entre fiction et réalité
Lundi 9 et mardi 10 juillet 2018
10h-17h, Les Trinitaires, 80 avenue Maurice Faure à Valence

Parfois nos rêves rejoignent la réalité. Et si nos vies s'inspiraient de nos rêves ?
Pendant ce stage, nous écrirons à partir de nos songes nocturnes, nos souhaits utopiques, nos cauchemars éveillés et nos désirs à portée de demain !

Convivialité, émotions partagées, esprit ludique et poétique, n’oubliez pas votre carnet et votre stylo préférés... 100€ par personne pour les 2 jours.



Par ailleurs, n'oubliez pas le festival slam de poésie Terre Happy des Forts Rêveurs du 6 au 8 juillet,
à cette occasion, nous pourrons nous retrouver pour une balade en haïkus, dimanche de 14h à 15h
et vous pourrez vous procurer un recueil de textes inédits, accompagnés de superbes photos "Liberté, j't'ai dans la peau", ainsi que le recueil "Les ateliers de la plume 2018".